« Quel lien y-a-t-il entre l’évolution des espèces et l’intelligence animale »
classe de CM2 de Patrick Grillon
école Jules Lenormand, Saint-Jean de la Ruelle
4 février : Faire émerger les représentations initiales: Débat de classe « Quelle différence y-a-t-il entre un insecte et un être humain ? »
5 février : Répondre et discuter sur « Qu’est-ce que l’intelligence ? »
Ca sert à réfléchir, à être « doué », à avoir un raisonnement pour résoudre un problème.
L’intelligence est située dans le cerveau, dans les neurones.
On comprend avec son intelligence. La mémoire est utile pour l’intelligence.
C’est la faculté de comprendre, de saisir par la pensée, de s’adapter à une situation nouvelle (comme résoudre un problème).
C’est la capacité à donner du sens à quelque chose: cette tache dans le ciel est un satellite de la Terre et s’appelle la Lune.
L’intelligence, c’est se servir d’outils.
L’intelligence ne doit pas être confondue avec l’instinct. Celui-ci est dans l’individu à la naissance, alors que l’intelligence vient plutôt par les apprentissages après la naissance.
6 février : Répondre et discuter sur «Quelles expériences peuvent montrer l’intelligence animale ? »
- le dressage d’éléphants pour le cirque
- apprivoiser un animal sauvage (ex du renard dans « le petit Prince »)
- Comment éviter un piège ?
- apprendre des mots à un perroquet
- communiquer avec un animal
- apprendre un réflexe à un animal, en disant un mot ou par un geste
- apprendre à danser à un ours
25 février : Recenser les articles dans la revue “Mon Quotidien”
Articles « mon quotidien »
- un chien comprend 200 mots - le dressage d’un éléphant, qui comprend 25 ordres
- une otarie dessine des signes chinois
- arbre généalogique des primates, lien entre intelligence et évolution
- Chiens de traîneau - les chiens sauveteurs
- des poneys guides d’aveugles
- apprendre un pinipède (otarie, phoque, …) à se laisser soigner
- les animaux se soignent avec des plantes - la lionne adopte un bébé antilope
- le lionceau apprend à chasser
- le dressage des chiens, et l’évolution
- le dressage des rats pour des épreuves sportives (JO)
- l’intelligence des singes bonobos
- le dressage des otaries pour des animations - les dresseurs de tigres pour le cirque
- des otaries soldats à la guerre
26 février : recherche de sites internet:
http://www.animasport.org/dossiers/psycho_app.html#II5a
http://perso.wanadoo.fr/alex.g/psycho/psychog.htm
http://www.sos-magots.com/lessinges2.htm
http://www.vieartificielle.com/article/?id=30
28 février : Lecture de l‘article : « Conscience animale »
3 mars : Présentation orale par deux élèves:
- la communication chez les abeilles (danse )
- la communication chez les fourmis (antennes)
5 mars : Observation et analyse de deux vidéos-extraits de « C’est pas sorcier »
- Les dauphins:
Ils communiquent par des sifflements, chaque dauphin a le sien. Cela signifie: « J’ai faim! », « Danger », ou la colère…
Ils apprennent en 8 jours à 1 mois de nouveaux gestes.
Le dauphin réfléchit avant d’agir.
Comme les orques, ils se reconnaissent dans un miroir, donc ils ont conscience de leur corps.
- Les primates:
Ils communiquent par les odeurs, ou par leurs mimiques faciales (grimaces): montrer les crocs signifie un sourire, claquer les lèvres veut dire bienvenue, ou par des cris, synonyme d’inquiètude.
Ils ne peuvent pas parler, à cause de leur langue qui prend trop de place dans la bouche, à cause de leur position penchée, et de leur cerveau moins développé que le notre.
Ils peuvent utiliser des outils, tels un morceau de bois pour chercher du miel dans un trou.
Ils savent mentir, élaborer une stratégie pour résoudre un problème.
8 mars: lecture de maximes « Les animaux sont intelligents, ils ont des droits, à nous de les respecter ! »
Courrier Internet au chercheur Benoît Martin
Bonsoir, Benoît, nous vous confirmons notre visite, pour ce vendredi 11 mars prochain. Nous arriverons donc vers 14h30, pour repartir vers 16 heures. Pouvez-vous par retour nous transmettre un court texte présentant succinctement vos activités, en particulier les expériences avec les souris, sur le traitement de certaines maladies mentales. Je donnerai ce texte à lire à mes élèves, pour vendredi, afin qu'ils aient une petite idée de ce qui les "attend" dans votre laboratoire. D'autre part, nous vous transmettrons demain un questionnaire fait par les enfants.
Cordialement, Les élèves de la classe de CM2 de Patrick Grillon
Bonjour,
Je dirige une petite équipe de recherche
à l'Université d'Orléans qui travaille sur la maladie
qui s'appelle l'épilepsie. Nous travaillons non pas sur des hommes
et des femmes mais nous travaillons en faisant des expériences avec
des animaux. Tout particulièrement des souris.
Très précisément je fais des recherches en génétique de l'épilepsie. C'est-à-dire que je cherche à identifier les gènes sur les chromosomes responsables de cette maladie. On ne connaît pas ces gènes mais on sait cependant qu'ils sont nombreux. Et c'est parce qu'ils sont nombreux qu'on ne les connaît pas. Nous avons des souris qui naissent avec l'épilepsie.
Les expériences sont vastes puisque les épilepsies
ont même des répercussions sur la capacité de la mémoire
ou le sommeil. On fait donc aussi des expériences où on mesure
le sommeil et la mémoire.
Comme je viens de l'écrire, on fait donc
des expériences avec des animaux. Dans tous les cas, on fait en
sorte que les animaux ne souffrent pas. On est très pointilleux
au sujet de la souffrance. Les chercheurs doivent même passer un
examen pour montrer qu'on sait ce qui permet d'éviter que l'animal
souffre. Sans cet examen, on ne peut faire d'expériences (sauf les
étudiants qui travaillent avec un directeur qui a le diplôme).
Il nous arrive aussi de devoir opérer des animaux. Lorsqu'on les
opère, bien entendu, comme pour les hommes, on anesthésie
les animaux.
Benoît Martin
11 mars: Rencontre avec un chercheur de l‘Université d‘Orléans:
Benoit Martin, travaille sur les effets des traitements sur l’épilepsie et la maladie d’Alhzeimer.
Pour cela, il utilise des souris de laboratoire, et compare les capacités d’apprentissage (acquérir des repères visuels, pour trouver de la nourriture dans un labyrinthe) de trois groupes d’animaux:
1 animaux en bonne santé
2 animaux malades non traités
3 animaux malades traités
Les étapes:
- Rencontre enseignant/chercheur
- Rencontre chercheur/élèves et visite du laboratoire
14 mars: Les chercheurs (Benoît, Eve
et Johan) apportent les souris et le matériel dans la classe. Ils
répondent au questionnaire,
NINA
Quelques questions de notre classe
de CM2 :
Comment faites-vous pour observer l'intelligence des animaux ?
On peut mettre en évidence l’intelligence des animaux, par certaines expériences, comme le labyrinthe, les passerelles en croix, …
En fait, il y a deux causes de l’intelligence:
- il y a les capacités que tu as à la naissance, qui sont inscrites dans les gènes
- il y a l’intelligence que tu vas développer et acquérir, par tes apprentissages, et par le milieu que tu fréquentes: la bibliothèque, les livres, les musées, la nature, les jeux, …
On ne naît pas intelligent, on ne stagne pas intelligent.
Pour ce qui est des souris, elles réussissent mieux aux tests, quand on leur a proposé des jouets, et qu’elles se sont amusés avec ces jeux.
Quels apprentissages font les souris, pendant les expériences ?
Elles apprennent à se repérer dans un labyrinthe, en prenant des repères visuels.
Les souris essayent-elles de s'échapper ?
Non, car ce sont des souris de laboratoire, et elles ne sont pas capables de survivre dans la nature. Devant un chat, elles n'auront pas forcément le réflexe de s'enfuir, et elles courent moins vite que des souris sauvages. De plus, nos souris craignent le froid: elles vivent à 20 degrés dans le laboratoire.
Quelle réaction une souris malade a-t-elle quand un chat l'attaque?
Les souris épileptiques ont les mêmes réactions que les souris de laboratoire, Nous avons aussi des souris aveugles, qui auraient peu de chance pour échapper à un chat.
Les souris souffrent-elles pendant les expériences? Peuvent-elles mourir ?
On essaye que les souris ne souffrent pas, ou très peu. J’ai passé un mois pour apprendre comment éviter la souffrance des animaux. D’autre part, on essaye de pratiquer les tests sur un nombre réduit d’animaux.
Une souris de laboratoire peut vivre deux à trois ans.
N'y-a-t-il pas de risques pour vous au moment où vous donnez la maladie aux souris ?
En fait, nous travaillons sur l'épilepsie, qui est une maladie qui ne se transmet pas. Donc nous ne prenons pas de risque. Par contre, certains chercheurs doivent prendre des précautions, car ils travaillent sur des maladies dites "transmissibles". Bien sûr, ce serait très dangereux si la maladie sortait du lieu de recherche. Les animaleries de laboratoires sont classées selon ces risques: classe pour faible risque, classe pour risque très élevé.
Les souris n'ont pas le même cerveau que l'être humain ?
Le cerveau de la souris est plus petit, mais très ressemblant à celui de l'être humain. C'est un peu une miniature. Un animal comme la poule, par exemple, a un cerveau bien moins développé que la souris. Elle n'a donc pas son intelligence.
Pourquoi testez-vous les médicaments sur des souris et pas sur d'autres animaux ?
Si on travaillait avec des singes, ce serait plus gros, plus dangereux, et cela n’irait pas assez vite pour la reproduction. En effet, des souris produisent jusqu’à quatre générations par an, ce qui veut dire qu’une souris qui né, se trouve, un an après, arrière-grand-mère de nombreux descendants. C’est un gros avantage.
Peut-on être sûr que les effets des médicaments soient les mêmes sur les souris que sur l'être humain ?
Non, on n’est pas sûr, mais cela donne une indication. C’est pour cela qu’on fait des tests « cliniques». Quand on a observé que les modèles animaux fonctionnent bien, qu’ils ont été éprouvés, ensuite, on teste les médicaments sur des êtres humains. Cela s’appelle phase 1, phase 2, …, et c’est très long, des années …
Pourquoi travaillez-vous sur ces maladies-là?
C’est un peu le hasard: un jour, on m’a proposé ce sujet (l’épilepsie), et depuis, j’y travaille.
Avez-vous déjà travaillé sur d'autres maladies ?
Oui, nous avons travaillé sur la maladie d'Alzheimer. Cette maladie apparaît chez les personnes âgées, elles perdent la mémoire, l'attention, et leurs repères.
Pouvez-vous être sûr de vos résultats ?
On vérifie toujours nos résultats, et on fait des calculs pour mesurer le risque de s'être trompés.
Pourquoi avez-vous choisi ce métier de chercheur ?
D'abord parce c'est un plaisir de venir en parler dans vos classes.
Ensuite parce que j'aime bien travailler sur des animaux.
C'est très intéressant aussi de faire des recherches qui servent pour la santé humaine.
J'ai aussi un métier qui m'oblige à rencontrer des
chercheurs du monde entier, pour échanger nos résultats,
et aussi nos souris. Donc je voyage beaucoup, c'est très passionnant!
J'utilise beaucoup Internet pour communiquer avec mes collègues.
* Mode d'emploi pour une expérience sur les souris
Pour cette expérience, il faut que les animaux aient faim.
Donc, la veille, on enlève la nourriture, on ne leur donne plus à manger, pour qu'elles aient faim. Les souris doivent perdre 15 % de leur poids, donc passer de 20 à 17-18 grammes.
Le test se fera en trois étapes.
- Le premier jour, on laisse la souris se promener dix minutes à un quart d'heure, pour qu'elle s'habitue à l'appareil. On met de la nourriture derrière chaque grille, de façon à ce que tous les bras sentent la nourriture. Par contre, on ne met de la nourriture, que derrière un mur noir sur deux, c'est pour cela qu'on a mis des pastilles de couleur. Dans les bras aux pastilles jaunes ou orange, il n'y aura pas de nourriture derrière les barres noires. On fera un dessin, et un schéma pour représenter les différentes choses.
- Puis on fait jeûner la souris jusqu’au lendemain.
- Le lendemain, on fait le test, la souris est lâchée dans le labyrinthe, et doit retrouver la nourriture et se repérer dans les bras. Cette fois, la nourriture est présente dans tous les bras (une tête d’épingle de nourriture). Quand elle a exploré un bras, la première fois, on la retire du labyrinthe. Puis on la remet au centre, et on observe son comportement: si elle retourne dans un bras déjà exploré, cela compte une erreur. Et on note le nombre d’erreurs qu’elle commet avant de trouver la nourriture. On mesure également le temps qu’elle met à réaliser le test. Et au fil des jours, on note les progrès.
LUNA
15 mars : Poème sur la conscience d’être humain: « Bestiaire des animaux à l’aise dans leur peau », de Claude Roy
Mise en place des expériences dans la classe, 6 souris, 1 par groupe de 4
Nous donnons des noms aux souris: Spyk, Rasta Cool, Luna, Tania,
Junior Kyle, Nina. Nous les pesons (masse de départ), calculons
leur masse à jeun (-15%), et les installons chacune dans une cage.
Les informations sont rassemblées sur des fiches. Nous décidons
de leur prévoir des jeux ou des jouets, pour favoriser leur intelligence.
JUNIOR KYLE
17 mars :
Article pour le journal de l’école le « Stabylo »
Le vendredi 8 mars, nous avons rencontré une équipe de chercheurs de l’Université d’Orléans, dans leur laboratoire. Benoît Martin, Yohan et Eve travaillent sur la maladie de l’épilepsie, pour mieux la comprendre et étudier l’efficacité de certains traitements. Ils expérimentent sur des souris grises, en mesurant leur capacité à s’adapter à une difficulté, comment se repérer dans un labyrinthe, rester en équilibre sur une roue qui tourne, … Bien sûr, les souris malades réussissent moins bien que les animaux en bonne santé, ou ayant reçu un traitement.
Cela intéresse notre classe, car nous présenterons lors des Olympiades des Sciences (rencontre entre classes de la circonscription Orléans-ouest), le 7 avril, des expériences sur le thème « Quel lien y-a-t-il entre l’évolution des espèces et l’intelligence animale ? »
Nous sommes rentrés de la visite à l’Université avec des souris et un labyrinthe, pour mettre en place notre expérimentation dans la classe. Chaque souris a reçu un nom: Spyk, Rasta Cool, Luna, Tania, Junior Kyle, Nina. Une idée est venue: proposer des jouets aux souris, pour vérifier l’influence du jeu sur l’intelligence.
D’autre part, nous étudierons l’intelligence sociale des fourmis. Devient-on plus intelligent en travaillant à plusieurs ?
Nous soumettrons le lapin de Aubin au test du miroir, pour voir s’il est supérieurement intelligent.
Nous testerons aussi quelques lombrics. Affaire à suivre …
La classe de CM2 de Patrick Grillon
18 mars: Réalisation d’un tableau en informatique, sur tableur Works
Essai du labyrinthe, promenade 15 minutes par souris (nourriture un bras sur deux)
Semaines du 20 mars au 2 avril:
Réalisation du test :
Le premier jour, les erreurs sont nombreuses (autour de 20), et la durée du test est, en moyenne, de 20 minutes, mais avec de grands écarts. Une souris n’a mis que 5 minutes à réussir le test.
Statistiquement, des progrès apparaissent dès le deuxième jour: les durées du test sont plus courtes, le nombre total d’erreurs diminue.
Mais, au fil des jours, les souris perdent du poids,
jusqu’à 30 % de la masse initiale. Il est décidé d’augmenter
la dose journalière. Deux souris ont été remplacées,
car manquant de vivacité.
Lettre à Benoît Martin, le soir
du 1er avril
Quelques nouvelles de nos expérimentations:
Cela progresse bien, les évolutions (nombre d'erreurs, durée du test) sont notables. Nous apprécions grandement le fait que nous ayons tout le matériel (animaux compris) fournis par vos soins.
Pas de mortalité, mais des animaux qui ont nettement maigris (-30%). Nous avons du coup relevé la dose journalière jusqu'à une croquette. Les animaux restent cependant affamés lors du test.
Tout cela va représenter un nombre de données importantes, que nous allons exploiter et présenter aux Olympiades des Sciences, le jeudi 7 avril à Saran (salle des fêtes), entre 10h30 et 15h. Bien entendu, vous êtes invités dans la mesure de vos disponibilités.
Aujourd'hui 1er avril, nous avons vécu une journée mémorable, dans la lignée des fameux poissons d'avril!
Tout a commencé dans la matinée par un e-mail venu d'ailleurs:
"De la part de l'équipe des chercheurs de Kourou, en Guyane française
Jonathan Fish, Barbara April et Jane Joke
A la classe de CM2 de Patrick Grillon,
Ecole Jules Lenormand, St-Jean de la Ruelle,
Bonjour à tous!
Par un e-mail de l'équipe de l'Université de Orléans-la Source, nous avons appris que vous participiez à des expériences sur l'intelligence des souris grises.
Ici, à Kourou, près de l'Equateur, en Amérique du Sud, nous travaillons en collaboration avec la base spatiale bien connu pour des tirs de fusées Ariane.
Actuellement, notre recherche consiste à repérer des animaux suffisamment intelligents pour effectuer quelques gestes automatiques et ainsi diriger une micro-fusée.
Il y a peu de temps, nous avons réussi à greffer sur nos souris de laboratoire des parties de cerveaux de chimpanzés. Nos souris-singes ont la taille des souris ordinaires, mais elles se montrent nettement plus intelligentes que les rats: elles sont aussi beaucoup plus habiles en acrobaties. Vous seriez surpris de leurs capacités: nous pensons qu'elles pourraient apprendre à reconnaître des lettres, et même des nombres de 1 à 5, et manipuler des outils simples. Bien sûr, il faut les entraîner dans ces apprentissages.
En fait, nous recherchons une école pour continuer l'expérience. Seriez-vous intéressés pour tester ces animaux ?
Si vous souhaitez recevoir quelques-uns de ces animaux, merci de nous présenter vos plans pour une "école des souris-singes". Préciser quelles compétences vous voulez leur faire acquérir, et comment ?
En attendant votre courrier, voici notre adresse e-mail:
cddp-med@ac-guyane.fr
et tous nos encouragements pour vos expériences,
l'équipe des chercheurs de Kourou, en Guyane française
Jonathan Fish, Barbara April et Jane Joke"
Toute la classe a mordu, et le début d'après-midi a été consacré à construire un bulletin de compétences pour nos souris-singes, avec expériences et construction de matériel à l'appui. Voici le bulletin:
L'école des souris-singes
Bulletin de compétences
- Passer le cerceau trois fois, sans toucher.
- Reconnaître son prénom.
- Reconnaître trois couleurs.
- Reconnaître des nombres, de 1 à 5.
- Reconnaître quelques lettres (a, e, i, o, u).
- Ecouter une histoire ... de souris (tirée d'un album).
- Se servir d'une calculatrice simplifiée.
- Sauter trois fois sur le trempoline.
- Reconnaître son image dans un miroir.
En fin d'après-midi, nous avons présenté à des élèves de CP, toutes ces expérimentations, depuis le labyrinthe jusqu'à l'apprentissage de la calculatrice simplifiée. C'était évidemment assez surréaliste, les CM2 croyant eux-mêmes à ce qu'ils présentaient.
A 16h25 enfin, un message au tableau expliquait que Jonathan Fish (poisson) et Barbara April (Avril) étaient à l'origine du message. Fin du poisson d'avril!
Morale de l'histoire: "Soyez vigilants sur la parole de l'autre, 1er avril ou non, et méfiez-vous des messages d'Internet!"
Voilà un petit détournement de nos préoccupations scientifiques actuelles. Mais encore une fois mille mercis pour votre participation à notre projet. Les enfants sont passionnés, et poursuivent l'expérimentation avec beaucoup de rigueur.
Cordialement, Patrick Grillon
RASTA COOL
4 avril : réaliser un arbre , lien
entre intelligence et évolution
Réalisation des panneaux
- Intelligence animale et évolution des espèces
- L'intelligence animale dans la presse
- The mouse (in english)
- Rencontre avec des chercheurs
- Le fameux poisson d'avril
Mise en forme des résultats, tableaux et
graphiques
5 et 6 avril: échange d'e-mail avec Benoît Martin
Bonjour Patrick,
Bravo pour votre expérience réussie. Vous nous enverrez les courbes des apprentissages ?
En particulier, sera présentée l'expérience du labyrinthe avec les souris grises.
Les souris grises ont pour nom DBA/2J. Elles viennent du Jackson Laboratory dans le Maine (USA)
http://jaxmice.jax.org/jaxmice-cgi/jaxmicedb.cgi?objtype=pricedetail&stock=00067
Nous avons directement fait l'analyse des résultats.
Ceux-ci nous paraissent suffisamment significatifs pour en tirer des conclusions:
- Toutes les souris ne présentent pas les mêmes progressions (malades ?, moins intelligentes ?).
Faites comme vous voulez mais votre expérience ne peut pas permettre de le dire.
Il y a des biais d'échantillonnage qui expliquent les variations entre 6 souris. Surtout que ces souris sont génétiquement identiques et qu'elles ont été élevées de façon relativement semblable.
- Pour 5 souris sur 6, on note une évolution très nette des durées du test,>et du nombre d'erreurs. Les souris font preuve de capacité d'adaptation, donc d'intelligence.
Oui. Qu'a fait la sixième ?
Bien sûr, nous serons heureux de voir l'un
d'entre vous, lors de ce très intéressant rendez-vous d'écoles.
Une question: Si l'un d'entre vous est présent
au moment de notre retour (15h30), peut-il reprendre le matériel
et les souris? Sinon, j'irai reporter tout cela jeudi soir ou vendredi,
dans votre laboratoire. Je ne sais pas encore si quelqu'un d'entre nous
pourra venir. Sinon, passez vendredi. Jeudi je ne serai pas là.
Cordialement, Patrick
Bonjour, Benoît,
Suite à vos deux messages, je note plusieurs infos:
- Nous vous transmettrons les courbes d'apprentissage. Nous devons être très prudents sur les analyses de résultats, en particulier sur les écarts de résultats entre les souris. (L'hypothèse sur l'hétérogénéité du lot ne tient pas.)
B.M. : C'est mon avis.
Concernant la souris "dissidente", voici ses résultats:
SPYKE
- Nombre d'erreurs Durée
1er jour: 5 5min 40 sec (le meilleur score entre les 6 souris, et de loin !)
2ème jour 19 5 min 20 sec
3ème jour 27 7 min
4ème jour 8 7 min
5ème jour 19 8 min 20 sec
6ème jour 11 4 min 30 sec
7 ème jour 20 13 min 50 (le moins bon score des 6 souris, et de loin !)
B.M. Ça arrive qu'un souris n'apprennne pas.
Auquel cas, on n'en tient pas compte.
NB Les autres souris sont passées de à
peu près 25 erreurs en 25 minutes, le premier jour, à 5 erreurs
en 5 minutes, le septième jour.
B.M. Bien, bien.
- Vous ne serez pas présent demain aux Olympiades, donc, je vous rapporte les souris et le matériel vendredi vers 17 heures, 17h30.
B.M. C'est parfait. Merci. Si vous sonnez pour avoir accès au parking devant le bâtiment, on vous ouvrira si vous justifiez une livraison. C'est fait pour. A vendredi. Cordialement, Benoît
7 avril:
Mr GRILLON
Olympiades des sciences, de 10h15 à 15h30,
à la salle des fêtes de Saran.
Nous présenterons une série de panneaux
conçus sur le thème de l'intelligence animale:
En particulier, sera présentée l'expérience
du labyrinthe avec les souris
grises. Nous avons directement fait l'analyse des
résultats. Ceux-ci nous
paraissent suffisamment significatifs pour en tirer
des conclusions:
- Toutes les souris ne présentent pas les
mêmes progressions (malades ?,
moins intelligentes ?).
- Pour 5 souris sur 6, on note une évolution
très nette des durées du test,
et du nombre d'erreurs. Les souris font preuve de
capacité d'adaptation,
donc d'intelligence.
Après le 7 avril : d'autres expériences
dans la classe ?
- l’intelligence sociale des fourmis (lien avec Vigotski) , détourner un obstacle, atteindre de la nourriture, chronométrer
- les cloportes dans le labyrinthe
- les vers de terre
- expérience du miroir (lapin, …?)